Cameroun : 125 062 développeurs actifs sur GitHub fin 2025, un record avec 54,8 % de hausse en un an
Selon le GitHub Innovation Graph, 125 062 développeurs localisés au Cameroun ont poussé du code sur GitHub au 4e trimestre 2025, contre 80 806 un an plus tôt. Cela fait 44 256 de plus en un an (+54,8 %), un record depuis le début de la série en 2020.
On dit quoi, les gars ? Pendant qu'EcoMatin titrait le 14 octobre 2026 que « la France mobilise 2 millions d'euros pour soutenir 100 projets entrepreneuriaux au Cameroun » avec Start-Up 237, une autre tendance avançait plus discrètement, ligne de code après ligne de code. Au Cameroun, de plus en plus de jeunes passent leurs soirées à coder entre deux délestages, le chargeur dans une main et le forfait qui fond dans l'autre.
D'après les données du GitHub Innovation Graph, 125 062 développeurs localisés au Cameroun ont poussé du code sur la plateforme au 4e trimestre 2025. C'est le niveau le plus élevé jamais enregistré dans la série.
Un bond de 54,8 % en un an
Au 4e trimestre 2024, ils étaient 80 806. Le Cameroun a donc gagné 44 256 développeurs actifs en un an, soit une hausse de 54,8 %. La progression s'accélère : elle est nettement plus forte que la moyenne des cinq dernières années.
Le graphique ci-dessous montre la courbe trimestre de fin d'année après trimestre de fin d'année depuis 2020.
Sur la durée, la hausse est continue : 23 662 développeurs actifs fin 2020, 33 992 fin 2021, 47 151 fin 2022, 62 879 fin 2023, puis 80 806 fin 2024. En cinq ans, le nombre a été multiplié par 5,29 (+428,5 %), avec une croissance annuelle moyenne de 39,5 %. Le dernier saut, de 2024 à 2025, est le plus grand de toute la série. Là, ça a vraiment mouillé la barbe.
Ce que mesure ce chiffre
Attention à ne pas confondre : ces chiffres ne recensent pas tous les informaticiens du pays. GitHub compte les comptes de développeurs localisés au Cameroun qui ont effectivement poussé du code pendant le trimestre. Celui qui code sans publier sur GitHub, ou qui utilise une autre plateforme, n'apparaît pas. Une même personne peut aussi avoir plusieurs comptes. La valeur retenue pour chaque année est celle du dernier trimestre disponible, ici le 4e trimestre.
Le chiffre reste un bon thermomètre de l'activité réelle : il ne compte pas les inscrits dormants, seulement ceux qui ont travaillé sur du code pendant la période.
Un vivier pour l'écosystème numérique
Cette croissance arrive alors que les initiatives en faveur de l'entrepreneuriat se multiplient, à l'image du programme Start-Up 237 évoqué par EcoMatin. Pour les start-up, les entreprises et les recruteurs, un vivier de développeurs qui s'élargit d'année en année, c'est du mbom. Reste à voir si la dynamique se confirme dans les données de 2026, qui n'ont pas encore été publiées pour le dernier trimestre. On est ensemble pour suivre la suite.